18
Sep-2013

Nicolas Bouvier et l’Inde

Bonjour à tous,

 Notre Café Lire l’Inde reprend le mercredi 18 septembre. Même lieu, mêmes horaires. Au Best of India, 170 rue du Faubourg Saint Denis, 10e, M° Gare du Nord, à 18h30.

Au programme : Nicolas Bouvier et l’Inde

« La descente de l’Inde avait été une merveille. »

Longtemps, l’expérience indienne de Nicolas Bouvier s’est trouvée résumée dans cette simple phrase, inaugurale du Poisson Scorpion.

Entre L’Usage du monde (son parcours avec son ami Thierry Vernet de la Yougoslavie et l’Afghanistan) et le Poisson-Scorpion (récit de son éprouvant séjour de neuf mois à Ceylan) il y avait un « vide », celui de sa découverte du sous-continent indien parcouru du nord au sud, en 1955, dans sa petite voiture Fiat Topolino devenue mythique.

Il a attendu les années 1970 pour parler de l’Inde dans des émissions radiophoniques. Il comptait reprendre ce matériau dans un livre qu’il n’a pas eu le temps d’écrire : l’ensemble de ses « bribes indiennes » (une soixantaine de pages) a été réuni dans la collection Quarto de Gallimard. Elles sont l’écho du parcours d’un homme aux extraordinaires capacités de résonance aux hommes et aux femmes, aux musiques et aux ambiances des territoires qu’il découvre.

Nicolas Bouvier est souvent « catalogué » parmi les écrivains voyageurs, comme Bruce Chatwin, Ella Maillard, mais il est bien au-delà des étiquettes. Grand voyageur, certes, qui s’est nourri de ses nombreux voyages, il est aussi poète, un rêveur attentif en quête de l’intime, à la recherche d’un dépouillement, qui ne laisserait poindre que l’essentiel. Voyager et écrire deviennent alors la même chose.

« Ce jour-là, j’ai bien cru tenir quelque chose et que ma vie s’en trouverait changée. Mais rien de cette nature n’est définitivement acquis. Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs. Puis se retire, et vous replace devant ce vide qu’on porte en soi, devant cette espèce d’insuffisance centrale de l’âme qu’il faut bien apprendre à côtoyer, à combattre, et qui, paradoxalement, est peut-être notre moteur le plus sûr. »

(L’Usage du monde)

Les dates suivantes : 2 octobre – 16 octobre – 13 novembre – 4 décembre – 18 décembre.

Le programme de ces soirées vous sera indiqué ultérieurement.

Bien amicalement

Aliette Armel, Pratap Lall et Gilles Guillot

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